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La Banque Populaire Méditerranée à nos côtés

Karine Brasleret, Aurore Santinacci, Me Alain Graugnard, et Lauren Laz, réunis dans le Grand Salon XVIIIe siècle pour la signature de la convention de mécénat. ©Alexandra de Laminne

La Banque Populaire Méditerranée  a décidé de s’engager fortement et durablement aux côtés du Musée Angladon – Collection Jacques Doucet d’Avignon. Une décision en cohérence avec  ses valeurs.  «Notre banque est proche de ses clients, elle a envie d’accompagner les acteurs du territoire qui contribuent à son développement et lui apportent une valeur ajoutée », souligne Karine Brasleret, directrice de Groupe Avignon-Luberon. Notre Musée, porté par une Fondation reconnue d’utilité publique, présente dans l’écrin d’un hôtel particulier avignonnais la collection du célèbre couturier-collectionneur de la Belle Epoque, Jacques Doucet. Il contribue ainsi à l’attractivité du territoire bien au-delà de la cité des Papes.

Ancrée dans le tissu économique local, la Banque Populaire Méditerranée est une banque de proximité très attachée à son origine coopérative, un modèle de banque qui participe à la réussite de tous. Proche de ses clients, régionale avant tout, elle est au service de ceux qui entreprennent. « Parce que la réussite aujourd’hui n’a de valeur que si elle est partagée et a un impact positif sur la société », souligne Karine Brasleret.

Entre la Banque Populaire Méditerranée et notre Musée, les liens sont forts, tissés depuis toujours. En effet, c’est dans ses coffres que les trésors de M. et Mme Angladon ont été entreposés pendant la réalisation des travaux destinés à transformer leur demeure en musée. Leur ambition : partager ces précieuses collections avec le public le plus large, est aujourd’hui une réalité. Une ambition tout naturellement partagée par la Banque Populaire Méditerranée, mécène engagé.

La convention de mécénat liant la Banque Populaire Méditerranée et le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet a été signée dans les salons du Musée par Karine Brasleret, directrice de Groupe Avignon-Luberon pour la Banque, Aurore Santinacci, directrice d’agence d’Avignon-Raspail, Me Alain Graugnard, président du Musée, et Lauren Laz, directrice du Musée.

 

 

 

La Place des Corps Saints d’Alfred Lesbros

Montfavet 1873 – Avignon 1940

Né dans une famille de propriétaires terriens installés dans le Vaucluse depuis plusieurs générations, Alfred Lesbros grandit au centre du village de Montfavet, non loin de la petite rue qui porte aujourd’hui son nom. Il comprend très tôt que la peinture est le but de sa vie.

Une fois installé définitivement à Avignon, en 1897, il suit les cours de Pierre Grivolas (1823-1906) à l’École des beaux-arts et se familiarise avec les principes de la peinture pointilliste : surfaces et touches de couleur séparées. Il aime  également les fresques de Puvis de Chavannes au Panthéon, l’Art nouveau qui triomphe en 1900 ainsi que la liberté et la simplicité que déploient Gauguin, Toulouse-Lautrec ou encore Maurice Denis. Il admire les Fauves : Matisse, Marquet.

Lié d’amitié avec les peintres avignonnais Hurard, Meissonnier, Flour, Colombier, Lesbros rejoint le Groupe des Treize de Clément Brun. Dès 1915, il parvient à s’installer rue Baracane, dans un vaste atelier, et à se dédier totalement à son art. Il participe régulièrement, de 1922 à 1928, notamment grâce au soutien du critique Fritz-René Vanderpyl, au Salon des indépendants à Paris et au Salon d’automne. Soucieux de mettre l’art à la portée de tous, il réalise également des estampes, notamment au pochoir. Jean Angladon et Paulette Martin, d’une vingtaine d’années de moins que lui, lui demandent parfois conseil.

Lesbros peint les rues d’Avignon, leur joie, leurs couleurs, leurs atmosphères festives ou estivales, et la beauté de son quartier, celui de la place des Corps-Saints. Porté sur les motifs urbains, Lesbros prend conscience des insuffisances de la pochade sur nature, à la fois hâtive et trop appliquée, servile devant le réel. Peintre d’une « réalité poétique », il distingue vision directe et vision indirecte. Ainsi, à l’exactitude, il préfère « la vérité synthétique ». Il privilégie la simplicité, l’expressivité, l’épurement lentement élaboré : suppression de lignes, de nuances, de parties descriptives, au profit d’une synthèse finale qui lui semble plus forte. Ce cheminement, à la fois voulu et inconscient, a pour but de retrouver la fraicheur de l’impression première, non encore intellectualisée, vive comme une étincelle.

Ses couleurs, même dans l’ombre, sont puissantes, posées en touches larges, juxtaposées sans modelé, cernées fermement de noir ou de bleu. Sa naïveté est feinte, souvent riche d’indications amusantes. Selon Lesbros, «  il faut, pour que le mystère soit apparent, des parties d’un premier aspect bien lisibles, qui soient comme le titre d’un livre et qui le résument en un coup d’œil, de même que pour donner de la lumière, il faut des ombres ». Il affectionne le contre-jour ou l’heure crépusculaire qui offrent un romantisme dramatique.

Sa vision élective – « du motif sur nature, on ne doit prendre que ce qui a motivé ce choix » – fonde son credo artistique : « belles formes, belles valeurs, belles couleurs ».

À son décès, Alfred Lesbros laisse un millier de toiles, ainsi que des carnets de notes qui révèlent la constance de ses préoccupations esthétiques, de ses recherches, de ses découvertes. Le Palais des papes lui consacre une rétrospective en 1981.

Notre Musée aux quatre points cardinaux

Nord, sud, est, ouest… Notre Musée aux quatre points cardinaux

S’il fallait une image pour ouvrir notre été ce pourrait être ce visage de femme, saisi par l’objectif de Fatimah Hossaini : Burka behind the steering wheel. Ce portrait est l’effigie du Pavillon du futur Iran, programmation éclatée en plusieurs lieux de La Manufacture à laquelle nous nous associons. Un beau regard derrière la vitre d’une voiture, des cheveux roux s’évadant de la burka. Entre la jeune femme et le monde qu’elle regarde, la vitre et son reflet font écran, à peine. Tout est là, dans cette aspiration à la liberté, pour dire l’ambition d’un été un peu différent. Parce qu’il y a eu Masah Amini, et le mouvement Femme, vie, liberté en Iran. Parce que notre Musée, en lien avec d’autres acteurs de la culture, veut être en résonance avec ces événements qui nous concernent et nous touchent, toutes et tous. Alors, du 14 au 18 juillet, nous serons avec les artistes, philosophes, créateurs iraniens et franco-iraniens, pour faire vivre ce Pavillon du futur Iran. Dans le calme des matins, au Jardin du Musée, nous accueillerons cers porteurs de parole d’un orient lointain, et si proche. Nous parlerons Révolution, caricature, liberté de création, images…, en lien avec d’autres lieux dans la ville : le cinéma Utopia, Intra-Muros, l’espace d’exposition le Petit Paradis, pour un foisonnement d’échanges tel qu’on aime les susciter à Avignon, particulièrement en temps de festival.

Et parce que cet été est celui des horizons ouverts, nous hisseront aussi, au Jardin du Musée, du 12 au 15 juillet le Pavillon du futur Norvège, autre programmation de La Manufacture. Nous irons à la rencontre des artistes norvégiens pour respirer, bien au-delà du cercle polaire, un vent de création vive venue du nord, écouter des voix qui disent un autre rapport au temps, au paysage, à la langue.

Nous serons ici, et ailleurs. Ici, au cœur du Musée, qui vibre cette année au rythme d’une exposition singulière « Ma vie à vos pieds ». Raymond Massaro, bottier, où nos visiteurs vont à la rencontre d’une dynastie de bottiers hors pair, mettant leurs pas dans ceux de célébrités dont le seul nom fait rêver : Marlène Dietrich, Romy Schneider, Coco Chanel, Karl Lagerfeld… Un chemin tressé de citations littéraires, de prestige et de paillettes. Ici encore, nous serons en compagnie du jeune public, qui fréquente toute l’année l’Atelier, les collections, les expositions. Cet été, sous l’œil bienveillant d’Alexandra Siffredi, médiatrice, ils se racontent, crayons et aquarelles en main, des histoires de chaussures extraordinaires, ils aiguisent leur regard, et c’est frais, ludique, réjouissant.

Et puis, pendant toute la durée du festival, en fin d’après-midi, nous serons de nouveau au Jardin à l’heure de l’Apérotomanie, pour y retrouver les comédiens de la compagnie Dérézo portés depuis la rade de Brest par un vent d’ouest favorable. Nous nous souvenons avec délice du Petit Déjeuner, qu’ils concoctaient en 2018 en ces mêmes lieux, en guise de prélude matinal aux journées de festival. Délicieux mélange de croissants, café et textes littéraires servis chauds par des acteurs autour d’une scène-comptoir. Ils reviennent cette année, et l’idée de leur cocktail de vins choisis, de mets et de mots, à partager avec le public, nous donne l’eau à la bouche.

Nous serons ailleurs, encore, à deux pas, au Théâtre du Petit Louvre pour accompagner Lettres à Mme R., une aventure éditoriale née de notre compagnonnage avec la romancière Noëlle Châtelet. Publiées aux éditions du Musée, ces lettres imaginaires inspirées d’une histoire vraie, un amour malheureux de Jacques Doucet, ont donné lieu à une lecture-performance par François Marthouret et Noëlle Châtelet, dans nos murs, en mai 2022. Reprise ensuite au 7L, librairie parisienne fondée par Karl Lagerfeld, cette performance revient à Avignon à la faveur d’une carte blanche à Noëlle Châtelet, le 12 juillet, où nous nous réjouissons de la retrouver.

Ainsi s’ouvre l’été au cœur d’un Musée aux quatre points cardinaux, traversé de voix d’ici, d’ailleurs, porté par des initiatives et des enthousiasmes partagés, à l’écoute des accents du monde.

Carina Istre

 

La programmation 2023 du service Médiation culturelle est soutenue par la DRAC PACA

De Van Gogh à Signac, sous le signe du voyage

Accrochage exceptionnel

Le phare d’Antibes (1909) de Paul Signac éclaire, pour l’automne et une partie de l’hiver, l’une des salles du Musée, en lieu et place de Wagons de chemin de fer à Arles (1888), de Vincent Van Gogh. Les Wagons de Van Gogh ont traversé l’Hexagone pour rejoindre l’exposition Le voyage en train du Musée d’arts de Nantes, dans le cadre d’un échange entre nos deux Musées. Ce prêt croisé de deux tableaux, tous deux placés sous le signe du voyage, s’inscrit pleinement dans notre vocation. Faire voyager les œuvres, c’est partager l’art, et c’est en cela respecter la volonté des donateurs, Jean Angladon et Paulette Martin, héritiers de Jacques Doucet, à qui l’on doit la fondation du Musée. Ces temps d’échange nous animent, comme autant d’opportunités d’approfondir, par mille correspondances, le regard sur le travail des artistes.

Alors, embarquons avec Signac pour un voyage en mer, thème cher à ce peintre paysagiste qui fut aussi un navigateur aguerri, fou de régates. Jetons l’ancre dans le port d’Antibes, l’un de ces ports de Méditerranée où, après s’être établi à Saint-Tropez, il trouve à conjuguer sa passion maritime et ses recherches ardentes sur la couleur.  « Il faut toujours revenir à cet axiome : le voisinage de la mer détruit la petitesse », aime-t-il à dire, citant Stendhal. En 1892, pour rejoindre le petit port de Saint-Tropez, alors accessible uniquement par la mer, le peintre navigue à bord de son voilier, l’Olympia — hommage à Manet– de l’Atlantique à la Méditerranée, en passant par le Canal du Midi.

L’eau, la mer, se taillent alors une part prépondérante dans ses peintures, tandis que la lumière du sud l’entraîne à approfondir encore sa quête de peintre théoricien de la couleur, figure de proue du divisionnisme. Point de petitesse ici, mais une vaste ambition : celle de maîtriser la façon dont les notes de couleur juxtaposées peuvent jouer ensemble dans l’œil de celui qui regarde. Un savant mélange optique, mis au service de l’émotion et de la lumière. Ces recherches ouvrent la voie aux expérimentations sur les contrastes de couleurs pures des Fauves, Derain et Matisse en tête. Attirés par l’Eden de Signac, la plupart des peintres importants font le voyage de Saint-Tropez. Matisse, en particulier, ne tarde pas à rejoindre son confrère et ami. C’est là qu’il brosse des études pour la grande composition Luxe, calme et volupté, dont Signac se rendra acquéreur.

Avides de réinventer la peinture, ces artistes conjuguent ainsi fascinations communes et amitiés fertiles. Au Musée, ces parcours croisés sous-tendent de beaux voisinages. Signac succède à Matisse, auquel était consacrée l’exposition d’été Le désir de la ligne. Henri Matisse dans les collections Doucet. Le phare d’Antibes côtoie La porte entrebâillée (1891), tableau tout aussi  pointilliste de son contemporain Edouard Vuillard, dont Signac collectionna les œuvres. Il dialogue également avec trois œuvres de Degas, peintre que le jeune Signac découvrit et admira dès l’exposition impressionniste de 1879.

Quant à l’échange ayant permis aux Wagons de Vincent de quitter provisoirement Avignon pour Nantes, il fait écho aux liens profonds qui unissaient les deux artistes, devenus amis après s’être rencontrés à Paris en 1886, probablement chez le père Tanguy, célèbre marchand de couleurs. Van Gogh et Signac aimaient peindre ensemble sur le motif, à Asnières, en compagnie d’Emile Bernard. Et lorsqu’en 1889 Signac descend à Cassis, il s’arrête à Arles pour saluer Van Gogh hospitalisé.

Ces dialogues silencieux, ces moments complices, se lisent en filigrane dans les vibrations lumineuses du phare d’Antibes. Les scintillements dans l’eau du port, les lignes de force et les miroitements passés au crible de la couleur entraînent le visiteur dans le sillage des artistes fondateurs de la modernité. Embarquement immédiat, jusqu’au 1ermars 2023…

Carina Istre

Chargée des relations extérieures
c.istre@angladon.com

Jacques Doucet, comme vous ne l’avez jamais lu

Noëlle Châtelet. Lettres à Mme R. Un amour de Jacques Doucet

L’histoire d’un compagnonnage

Inviter un ou une écrivain(e) à s’inspirer librement du Musée, de ses collections, de l’esprit des lieux. Nous en rêvions. Spontanément, c’est à Noëlle Châtelet que nous pensions. Par admiration pour son travail, par affinité avec sa personnalité, ses engagements. Au mois d’août 2021, l’invitation fut lancée à l’attention de celle qui est aussi, de par son ancrage à Malaucène, notre voisine. L’invitation, acceptée avec enthousiasme par la romancière et essayiste, coïncidait avec un moment-charnière dans son parcours d’écriture. Un temps de remise en question qu’elle explorait dans Laisse courir ta main, son dernier ouvrage, paru en février 2021. Dans cette circonstance très particulière, l’invitation au Musée, arrivée à point nommé, se voulait avant tout accueil attentif, temps propice à la liberté d’écrire.

Ce fut le début d’un compagnonnage. Découvrant l’histoire du Musée, les œuvres d’art et les objets hérités de Jacques Doucet, Noëlle Châtelet s’intéressa d’emblée à l’amour secret que le célèbre couturier-collectionneur voua, entre 1906 et 1911, à une certaine Mme R. Un amour malheureux nimbé de mystère, dont la romancière s’est emparée pour en faire la trame d’une fiction qu’elle souhaitait en tout point vraisemblable. Ainsi s’est engagé entre nous un dialogue fertile. La romancière laissant au sens propre courir sa main sur le papier –elle écrit toujours à la main, et au lit -, se nourrissait de références historiques, littéraires, de précisions muséales, animée par le souci de coudre ensemble, au détail près, l’idylle amoureuse, les pièces des collections Doucet, et les créations de couture qu’il dédiait aux élégantes parisiennes.

Les très proustiennes Lettres à Mme R. embrassent toutes ces dimensions. Elles font entendre la voix de Jacques Doucet, ses sentiments. Et c’est tout un monde qui naît sous les yeux du lecteur : le Paris de la Belle-Époque, le raffinement, le goût des œuvres d’art, l’amour, le drame. L’écriture de Noëlle Châtelet s’est glissée avec un plaisir évident dans la peau du couturier-collectionneur amoureux. Puis, se laissant entraîner où elle n’avait pas prévu d’aller, elle a poussé le jeu jusqu’à incarner, pour un soir devant le public du Musée, l’ombre de Mme R., aux côtés de, François Marthouret, son complice à la scène

Cette performance, le 5 mai 2022, marquait le lancement du recueil Lettres à Mme R. Un amour de Jacques Doucet, paru aux éditions du Musée. Ces lettres imaginaires, fictives mais si vraisemblables que l’on se prend à y croire, nous laissent approcher un Jacques Doucet intime, secret. La captation réalisée par Katharina Bellan, avec le soutien de l’Opéra d’Avignon et du Théâtre du Balcon, en garde une trace belle et sensible. A présent, le texte va vivre sa vie, trouver de nouveaux lecteurs, et nous l’espérons toucher d’autres publics, en d’autres lieux. C’est le vœu que nous formulons.

Carina Istre

Le recueil Lettres à Mme R. Un amour de Jacques Doucet de Noëlle Châtelet est en vente à la librairie du Musée.

Joyeux anniversaire, Musée Angladon !

 

25 ans, déjà ! 

En ouvrant ses portes au public le 15 novembre 1996, en donnant à voir au plus grand nombre sa belle collection, le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet s’engageait dans une aventure magique à laquelle vous, visiteurs, avez su donner une rare intensité.

25 ans, c’est déjà tout un chemin qui s’est construit entre nous. Vos souvenirs, vos perspectives, vos expériences partagées, chacun de vos centaines de milliers de regards ont attisé la flamme du musée singulier que nous faisons vivre. Dans cet écrin renouvelé, tous les voyages sont possibles, nos soifs mutuelles sont honorées, nos regards respectifs éclairent notre rapport à l’art, notre rapport au monde, notre rapport à l’autre.

Plus d’une trentaine d’expositions sont venues dialoguer avec la collection rassemblée par Jacques Doucet, se lier à elle, lui apporter leurs fraicheurs, leurs hardiesses, leurs parts de mystère, aussi. Les poétiques des Degas, Redon, Nadar, Toulouse-Lautrec, Lartigue, Derain, Doisneau, Mallarmé, Signac, Dufy, Morellet, Picasso, René Char ou encore Man Ray, vite rejointes par celles des contemporains Rudy Decelière, Suzanne Hetzel et François Morellet nous ont interrogés, nous ont interpellés, nous ont indiqué l’éventualité de voies nouvelles d’exister et d’espérer.

Toujours aussi inépuisables semblent les ressources et inspirations à venir des prochaines propositions culturelles, au gré des expositions temporaires bien sûr, mais surtout, chaque jour, dans les ateliers pour petits et grands, dans les visites thématiques sur mesure, dans les événements construits au fil des saisons. 

Merci à tous et à chacun, d’être si nombreux et si enthousiastes, chaque jour !

Festival !

Le Festival 2021, côté Jardin

En juillet, pendant le Festival d’Avignon, dans le Jardin du Musée, deux propositions de la compagnie Les guêpes rouges-théâtre, programmées par La Manufacture – collectif contemporain. Pour spectateurs actifs

Réservations uniquement au +33 6 66 31 13 89

Cartographies de l’avenir de Rachel Dufour
Du 6 au 24 juillet à 16h50 et 19h30 (durée 45/50 min)
Relâches les 12 et 19 juillet
Venez  participer à l’écriture collective d’une cartographie idéale, réfléchie et engagée, de l’avenir.

L’Hospitalité, et vous ?  de Rachel Dufour et Christel Pellerin
Du 13 au 18 juillet 2021 à 15h20 (durée 45/50 min)
Entrez dans le jeu où s’invente un dialogue entre « eux » et « nous », ceux qui frappent aux frontières de l’Europe, et ceux qui doivent trouver une réponse à apporter à cette demande.

La compagnie Les guêpes rouges-théâtre place la parole au centre de son travail. Elle fait appel à des collaborateurs aux compétences variées : comédien.nes, chorégraphes, grands témoins, scénographes, philosophes… Ses propositions reposent sur des mises en jeu pour activer des concepts, et des paroles déclaratives tendant vers l’acte.

Le Livre de la Jungle, un trésor de notre bibliothèque illustrée

Jusqu’en juin 2020, Le Livre de la jungle de Kipling illustré par Paul Jouve est exposé dans la Salle de Saison

 

En juillet 1905, sensible au charme graphique des œuvres de Paul Jouve, Olivier Saincere, érudit, bibliophile de surcroît, décidait la société d’édition Le Livre contemporain de confier au peintre animalier les illustrations d’une luxueuse réédition de l’ouvrage de Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle.

Le contrat devait être signé l’année suivante,  le 24 mars 1906. L’ouvrage sera tiré à 125 exemplaires et, d’une grande ambition technique, terminé après la guerre seulement.

Négligeant volontairement toutes les scènes narratives et anecdotiques, rejetant les détails superflus, Paul Jouve met les animaux en position de vivre la scène, comme s’il s’agissait d’instantané. On prête à Jouve une parfaite connaissance de la morphologie, de la psychologie et des réactions comportementales des animaux, nourrie par ses voyages desquels il ramène une multitude d’études formidables de précision et pleines de sensibilité, minutieuses ou largement stylisées. Ses peintures témoignent de son tempérament de coloriste.

Le 13 juin 1914, la revue L’Illustration présente cinq compositions pleine page de cette nouvelle édition du Livre de la jungle, diffusées ainsi auprès de milieux plus populaires : la mythologie de Paul Jouve, peintre animalier universel, est en marche.

Aller vers… venir à

Un partenariat avec la Fondation Grand DeltaHabitat

Entre mai et juillet 2019, des habitants de  la résidence Les Cerisiers à Vedène participent à un programme de médiation artistique inédit. Mis au point par le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet d’Avignon, en partenariat avec la Fondation Grand Delta Habitat, ce programme Explorations et Lumières au Salon invite ceux des locataires qui le souhaitent à entrer dans l’univers magique du Musée, à travers des conférences, des ateliers, des lectures et des visites guidées, au sein même de la résidence puis au Musée.

Avec pour fil conducteur le Salon, espace domestique familier, six séances sont offertes aux participants. Elles permettent d’évoquer tour à tour l’histoire et les représentations du Salon depuis l’époque des Lumières qui fait de lui un lieu d’ouverture sur le monde jusqu’à la modernité qui y trouve la richesse d’un monde. Ceci grâce à une approche sensible permettant à chacun de se familiariser avec l’univers des grands artistes du Musée. Ce partenariat s’inscrit dans une démarche d’ouverture à tous les publics menée par le Musée, fidèle en cela à la volonté de ses fondateurs, Jean Angladon et Paulette Martin, deux artistes avignonnais qui furent attachés à partager leur passion pour l’art. Depuis sa création il y a 25 ans, ce Musée qui fut leur maison joue un grand rôle dans la vie locale. Il multiplie les initiatives, y compris en direction des publics éloignés de la culture. Grand Delta Habitat, l’un des principaux bailleurs sociaux du département, à travers les actions financées par sa Fondation, affirme sa volonté de consolider ses liens avec les acteurs locaux engagés auprès des locataires et de leur apporter un levier de développement.

« Ne marchez pas sur les tapis svp »

Dans les salles du premier étage du musée se trouvent plusieurs tapis du Caucase.

Caractérisés par des coloris chatoyants et des décors géométriques, ces tapis, longtemps dédaignés face aux réalisations persanes d’une exécution plus raffinée sont cependant plus rares et nous permettent de découvrir le style de cette zone géographique montagneuse.

Limite conventionnelle entre l’Europe et l’Asie, entre la mer Noire et la mer Caspienne, le Caucase a vu se développer une production originale de tapis fabriqués par les populations nomades et semi nomades. Ils appartiennent à la famille des tapis noués réalisés par les femmes chez les populations pastorales et quelques fois les hommes dans les manufactures, sous l’autorité d’un maitre d’œuvre nommé l’ustad.

Selon un procédé de fabrication commun à tous les tapis noués, le travail évolue de bas en haut sur un métier constitué de deux barres ou ensouples sur lesquelles sont fixés les fils de chaine verticaux. Les populations nomades utilisent plus volontiers le métier horizontal facile à transporter. C’est sur une trame que l’artisan va nouer les fils de chaîne qui formeront les dessins du tapis. Des fils sont placés transversalement pour maintenir l’ensemble, assurant la tenue des nœuds. Le rasage, étape quotidienne ou finale, est destiné à obtenir le velours. Les fils des nœuds sont alors coupés. Si l’artisan souhaite mettre en valeur les motifs, il rasera les fils plus courts. S’il préfère assurer une meilleure résistance au tapis, il leur laissera alors une certaine longueur, garante d’une plus grande solidité. La fabrication d’un tapis caucasien ne diffère donc pas des autres tapis orientaux. Seuls le nouage à concentration peu élevée, l’utilisation presque exclusive du nœud turc ou « ghiordès » qui s’enroule sur deux des fils de chaîne et l’usage spécifique de la laine comme matière première récemment concurrencée par le coton dans la production moderne apparaissent comme des procédés plus spécifiques. La soie, employée pour confectionner les tapis précieux de perse, n’entre pas dans la fabrication des exemplaires caucasiens. Cette production présente une variété de types nommés Kazak, Chirvan, Soumak ou Daghestan… du nom de la ville ou de la région dont ils proviennent. Ces appellations en usage dans le commerce permettent une classification de la production par types et motifs régionaux mais tendent à simplifier les méthodes de fabrication et de diffusion des produits.

Le type Soumac par exemple, englobe en réalité les créations de l’artisanat caucasien fabriquées dans diverses localités de cette vaste région.  Les kazaks sont produits dans la petite ville de l’Azerbaïdjan situé au cœur du Caucase mais proviennent également des régions limitrophes.  Malgré ces variantes qui tiennent souvent aux spécificités d’un motif ou à un type de composition, les tapis caucasiens sont facilement reconnaissables. Les premiers types dates des 16e et 17e siècles et formaient un ensemble cohérent (nommés tapis à dragon). Leur champ, cette partie centrale du tapis qui se distingue de la bordure est compartimentée de dragons souvent présentés dans des losanges ou sur leurs bordures délimitées par des rubans de teintes différentes. Peu à peu la forme de ces animaux s’est stylisée, simplifiée au point d’être réduite à des motifs abstraits. La production des 19e et 20e s. a suivi cette évolution.  Les ornements végétaux et floraux sont résolument tournés vers la géométrisation, et leur sens symbolique est souvent devenu illisible. Ces motifs compartimentés dans des treillis ou organisés en bandes sont disposés selon des procédés décoratifs récurrents : la répétition d’un même motif individualisé par la couleur, le jeu de l’opposition des teintes ou celui de la mise en abyme, l’emboitement ou l’opposition. Quelques motifs propres à la production caucasienne reviennent également fréquemment : les bordures à verre à vin, les motifs à escalier, à bec d’Aigle ou à crochet, l’étoile de Medès… Autant de motifs déclinés selon un sens inné de l’abstraction géométrique.

 

Une Saison Picasso

Le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet a décidé de donner une couleur particulière à chacune de ses saisons. L’idée est d’approfondir la connaissance d’une œuvre ou d’une série d’œuvres présentes dans les collections, de les donner à voir de façon un peu différente, grâce à des conférences, accrochages, projections, lectures, représentations et autres événements. D’établir des correspondances entre des univers sensibles, couleurs, saveurs, musiques, mouvements, de nourrir le dialogue des arts en invitant des créateurs, historiens, comédiens, auteurs, à éclairer l’œuvre et l’artiste de façon personnelle. C’est également une façon de renouveler l’intérêt des Avignonnais pour le Musée, de les inviter à cultiver leur regard dans la fréquentation intime des œuvres.

La saison 2017/2018 fut consacrée à Vincent Van Gogh. La nouvelle saison 2018/2019 s’ouvre sur l’univers de Pablo Picasso. Elle déclinera une diversité de propositions pour mieux regarder la collection des œuvres de Picasso conservées au Musée et accompagner l’exposition de l’été : Picasso. Lever de rideau.

Le programme de la saison Picasso

David Hockney au Musée Angladon

La chaise et la pipe de Vincent (1988) in situ-Musée Angladon

La Fondation Vincent van Gogh Arles propose du 21 avril au 28 octobre 2018 l’exposition Soleil chaud, soleil tardif. Les modernes indomptés.

Afin d’apporter sa contribution à ce bel événement, le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet prête son précieux tableau de Vincent Van Gogh Wagons de chemin de fer à Arles (1888) et accueille en échange le tableau acidulé de David Hockney La chaise et la pipe de Vincent (1988). Hommage touchant de simplicité et d’éclat. 

David Hockney se souvient : « Depuis toujours lorsque j’étais étudiant, Van Gogh comptait parmi les peintres qui me bouleversaient, tant par son œuvre que par sa correspondance. Lorsque je vins à Arles en 1985, invité par les Rencontres photographiques, j’eus l’occasion d’être convié à un dîner dans le célèbre jardin de l’hôpital d’Arles qu’avait peint Vincent. A deux pas se trouvait la cellule d’internement où il avait séjourné à plusieurs reprises… Je m’y rendis. J’étais ému de me trouver face à ce petit espace noir, j’y songeais longtemps encore et me décidais à réaliser cette peinture pour lui… »

La chaise et la pipe de Vincent est à découvrir au Musée Angladon jusqu’au 28 octobre 2018.

Chronique imagée d’un chantier

salle de réunion en travaux

La fermeture du Musée en ce mois de janvier 2018 est l’occasion d’un retour en images sur les travaux réalisés entre octobre 2016 et mars 2017.

Ces clichés, pris par Romain Panza, découlent d’une volonté d’archivage. Ils sont les témoins réceptifs d’un changement d’envergure pour notre institution, son personnel et le public. Remue-ménage donnant lieu à des découvertes.

Tantôt énergique, mouvementée, l’atmosphère transparait plus sereine sur certaines photographies. Elles rendent compte des différents temps de développement proposé par la direction du Musée depuis 2015, et orchestré par les architectes Andrea Bortolus et Raffaella Telese.

 Les divers corps de métiers, peintres, électriciens, plaquistes, maçons, parquetistes, ainsi que l’équipe du Musée, ont œuvré à bonifier les espaces de réception et d’exposition afin de mettre en valeur la Collection Jacques Doucet et d’accueillir les visiteurs de manière optimale. Le Musée a été repensé, apprêté. Du sol, au plafond. 

Couleurs et luminaires concourent aujourd’hui plus encore à la mise en éclat des œuvres. Les escaliers de pierre rafraîchis, permettent au public d’accéder au second étage jusqu’alors fermé. Là, les greniers, bibliothèques, bureaux, anciens ateliers des Angladon ont été transformés et offrent désormais de lumineux espaces où le visiteur déambule lors des expositions temporaires auxquelles cette aile restaurée est dédiée, sur un  somptueux plancher de chêne. 

Hier maison de collectionneurs éclairés, transformée en Musée selon leur souhait crépusculaire, aujourd’hui demeure renouvelée recevant tout ami de l’Art.

Alexandra Siffredi, janvier 2018

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Un récit dans le récit…

 

En ce début d’automne, l’éclairage est idéal pour engager un nouveau cycle culturel, à commencer par découvrir, ou redécouvrir, les objets et monuments, comme nous y invite les si dorées Journées du Patrimoine des 16 et 17 septembre prochain.

Rythmée d’installations harmonieuses de photographies et d’objets, l’exposition Au premier, Au deuxième, Installations de Suzanne Hetzel révèle une résonance subtile avec la Collection Jacques Doucet ainsi que le patrimoine confié par le couple Angladon, dont elle a pu percevoir la richesse, l’intensité, l’éclectisme au terme de son année de résidence au Musée Angladon.

Avec la fermeture du musée en octobre 2016 pour travaux d’aménagement, s’est ouverte
une période de classement et de tri qui a permis de mettre au jour la grande diversité
d’items collectés par Paulette et Jean Angladon. Suzanne Hetzel (*1961) a accompagné la redécouverte de ces milliers d’objets rassemblés par le couple dans leur ancien atelier.

Regarder, porter, isoler, photographier : la mise en correspondance des objets et des
images sont à la source de la recherche artistique de Suzanne Hetzel. Chaque salle du
musée a été appréhendée comme une composition dont Suzanne Hetzel renouvelle le
sens par l’ajout de photographies et d’objets. Les interventions qu’elle propose invitent,
sous forme d’un récit dans le récit, à reconsidérer la perception des espaces et des
oeuvres.

Une programmation d’Alexandra Siffredi

Festival !

Le soleil de plomb et les affiches florissantes sur les murs de la cité des papes ne laissent aucun doute. Le Festival est arrivé!

Cette année encore, le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet accueille la radio libre L’écho des planches.

Emmanuel Sérafini s’installe au frais, dans le bel Atelier , du 6 au 27 juillet pour diffuser en public les émissions On commence dans un quart d’heure et D’esprits critiques.

Demandez le programme! 

 

Du 11 au 15 juillet 2017, à 20h30, le Musée ouvre sa cour à chacun pour POLIS #ÊtesVousHeureuxDeVivreLaVieDansLaquelleVousÊtes? de la compagnie Akté, une programmation de La Manufacture – collectif contemporain.

POLIS est une expérience humaine et technique autour de la parole publique. C’est une installationparticipative qui invite les passants à s’interroger et à s’exprimer autour d’une question : êtes-vous heureux de vivre la vie dans laquelle vous êtes?

À l’aide de leur smartphone, un dispositif les incite à venir y répondre.

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Curiosité !

Le Cabinet de curiosités © Alexandra Siffredi

Proche de la « Wunderkammer » – chambre d’art et de merveilles – des pays germaniques, le Cabinet de curiosités rassemble et présente, dans un mobilier destiné à conserver les plus petites pièces d’une collection particulière, une multitude d’objets rares, singuliers, exotiques…

Florilège de formes figuratives anciennes et modernes, de porcelaines chinoises, céramiques italiennes, miniatures et objets précieux occidentaux et extrêmes orientaux.
Espace dédié à la curiosité, à la découverte, à la contemplation des matières, de la manière et du savoir-faire.

Un espace pour poser un regard sur les collections conservées minutieusement par les fondateurs du Musée, les artistes Paulette Martin et Jean Angladon.

 « La force des objets dépend autant des souvenirs qu’ils enserrent et véhiculent que des caprices de notre mémoire et de notre imagination.  Ils ont aussi le pouvoir d’attirer et d’agir par eux-mêmes. »
Orhan Pamuk, 2012, Prix Nobel de littérature 2006

Accompagnement à la curiosité :  Alexandra Siffredi, médiatrice

Contact: a.siffredi@angladon.com

 

Tous, chez Lambert !

Les œuvres de Chardin, Van Gogh, Cézanne, Degas, Vuillard, Picasso, Modigliani, Man Ray et des grands maîtres de la peinture habituellement exposés au Musée Angladon – Collection Jacques Doucet, investissent les espaces contemporains de la Collection Lambert. Les trois premières salles de l’hôtel de Caumont seront consacrées à cet accrochage qui va renouer avec l’une des traditions de la Collection Lambert, celle de mélanger art ancien et art contemporain (expositions «Patrice Chéreau» en 2015, «Le Paradoxe du comédien» en 2006, «Collections d’artistes» en 2001…). Les relations amicales qu’Yvon Lambert entretient depuis de nombreuses années avec Sabine Coron, directrice honoraire de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, et administratrice de la Fondation Angladon-Dubrujeaud, ont contribué à rapprocher les deux institutions. Vingt-quatre de nos plus beaux chefs-d’œuvre ayant appartenu aux derniers héritiers de Jacques Doucet sont hébergés là; alors que le Musée, lui, fermé pour travaux, prépare l’aménagement et l’ouverture en mars 2017 de nouveaux espaces d’expositions. Cette collaboration exceptionnelle rapproche deux lieux avignonnais dédiés à la création artistique, ainsi que l’œuvre de deux collectionneurs majeurs de l’art de leur temps.

Chefs-d’oeuvre du Musée Angladon – Collection Jacques Doucet
Une exposition de la Collection Lambert
A voir du 10 décembre 2016 au 27 février 2017

Le Petit Angladon est arrivé !

Lancement Petit Angladon

Les partenaires réunis autour du Petit Angladon

Le Petit Angladon, jeu d’énigmes sur tablettes mis au point de façon collaborative avec un ensemble de partenaires locaux, est opérationnel !

C’est l’aboutissement d’une belle aventure, menée main dans la main une année durant avec Semaweb, agence avignonnaise de communication digitale, et les étudiants du Master 2 « Médiations de la culture et du patrimoine » de l’Université d’Avignon » placé sous la responsabilité de Marie-Sylvie Poli. Une année durant laquelle les énergies se sont fédérées autour de ce projet novateur, alliant culture et nouvelles technologies, deux moteurs puissants pour l’économie du Grand Avignon. Les soutiens ne nous ont pas fait défaut. La French Tech Culture, le Grand Avignon, ainsi que trois entreprises de la région : CBA, Ruckfield, Axiome Associés, ont cru à ce projet et l’ont accompagné. Tous incarnent parfaitement l’identité et le savoir-faire d’un territoire.

Les tablettes attendent les jeunes visiteurs à l’accueil. L’appli « Le Petit Angladon » vise à familiariser les 4 à 11 ans avec le monde de l’art en les entraînant, par le biais d’un parcours d’énigmes, à la découverte du musée. C’est un outil de médiation à la fois gai et ludique, suffisamment simple pour être utilisé par un enfant de façon autonome. Le jeune visiteur peut aussi faire participer ses parents et partager ses découvertes en famille.

Chaque énigme, chaque jeu proposé, l’invite à regarder les œuvres. Il ne s’agit pas de distraire son attention, mais de la centrer sur l’essentiel, à savoir l’intérêt pour les trésors qu’il va découvrir au fil du parcours. En privilégiant la notion de plaisir, en ménageant le moment si précieux de la découverte et de la contemplation, que nous souhaitons accessible à tous.

Carina Istre, chargée des relations extérieures

 

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Les dates de la rentrée !

Ateliers du mercredi mercredi 7 septembre à 14h, première séance, présentation du programme et inscriptions pour les 6-10 ans
Club ado (10/14 ans) mardi 13 septembre à 17h présentation du programme, inscriptions et 1ere séance
Atelier adulte vendredi 23 septembre 14h30 présentation du programme, inscriptions et 1ere séance

Le Musée ouvre sa cour à L’écho des planches

Le Musée Angladon-Collection Jacques Doucet ouvre la cour de son bel hôtel particulier pour accueillir L’écho des planches, radio libre associée à la Maison Jean Vilar, qui s’installe à Avignon le temps du Festival. Tous les jours du 14 au 27 juillet, à 13h, en alternance avec la Maison Jean Vilar (les jours pairs au Musée, les jours impairs à la Maison Jean Vilar), aura lieu l’enregistrement en public du magazine interculturel d’Emmanuel Serafini « On commence dans un quart d’heure» avec des artistes invités. Le public sera accueilli de 13h à 14h en accès libre dans la cour pour l’ensemble de ces enregistrements.

Au programme :
Jeudi 14 juillet : Maria de Medeiros. Hafiz Dahou. Brahim Bouchelaghem. Arnaud Meunier
Samedi 16 juillet : Ali Chahrour. Laurence Perez (Projet Suisse à Avignon). Perinne Valli. Daniel Hellmann. Raul Martinez (Projet Catalogne à Avignon). Sol Pico
Lundi 18 juillet : Marie Chouinard. Roser Montillo + Esla Woliaston. Antoine Le Menestrel. Guilherme Garrido (sous réserve)
Mercredi 20 Juillet : Thierry Niang. Sidi Larbi Cherkaoui (sous réserve). Lisbeth Gruwez. Vendredi 22 Juillet : Jacques Tephany de la Maison Jean Vilar
Dimanche 24 juillet : Bilan avec Agnes Troly du Festival d’Avignon. Delphine Michelangeli (Journal Zibeline). Marie Sorbier (rédactrice en chef, Revue I/O – Partenaire)

Visites guidées tout l’été !

Le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet soigne ses visiteurs. Du 5 juillet au 26 août 2016, à 13.30 et à 16.00, découvrez le Musée grâce à une médiatrice. Visites guidées en français pour nos visiteurs individuels. Sans réservation. Majoration de €2,- en sus du billet d’entrée.

Atelier adulte sur le portrait vendredi 27 mai à 14h

Vendredi sous les toiles du 27 mai

La question des volumes- le visage comme objet

Nous commencerons  par un atelier photo et éclairage et prolongerons avec des esquisses à la sanguine sur papier clair.
Et puis.., si une plage de temps nous est encore offerte, un  autoportrait au miroir dans le musée.
Vos envies et vos idées sont bien sur libres de s’exprimer.
Venez donc partager ce moment en toute simplicité et pour le plaisir d’apprendre, de voir et de tracer avec la ligne et la lumière. Muse¦üe Angladon-3098

Un musée réinventé

 

C’est avec émotion et fierté que j’écris ce billet de blog aujourd’hui. Et j’aimerais de suite remercier mes collègues pour le sentiment de fierté qu’ils me permettent de ressentir en cet instant.

Mes collègues et moi avons retroussé nos manches et porté ensemble ce projet de réinvention du Musée Angladon – Collection Jacques Doucet. Je tiens à féliciter l’engagement et la qualité de travail d’Alexandra, Carina, Christophe, Frantz, Henri, Laurent, Marie, Marie, Romain et Romain. Nous avons découvert chez les uns et les autres des talents de couturière, décorateur, éclairagiste, étalagiste, menuisier, peintre, plaquiste, photographe, technicien de collection, technicien de musée, traductrice. Je salue leur capacité critique et l’immense renouvellement du regard qu’ils portent, pour certains depuis plus de vingt ans, sur ce musée. Ce lieu, désormais habillé, est le résultat d’une très stimulante aventure collective.

Une telle opportunité de rafraîchissement ne nous a été possible que grâce à la bienveillance du Conseil d’administration de la Fondation qui nous emploie. Que son Président et ses administrateurs trouvent dans ces lignes l’expression de notre profonde gratitude pour le remarquable témoignage de confiance qu’ils nous ont accordé.

J’espère, pour moi qui dirige ce musée depuis seulement dix mois, que nous avons su créer le contrat de confiance qui nous permettra de faire rayonner le bel outil dont nous disposons.

Quel est-il, cet outil ? Le Musée Angladon conserve la collection d’art du pionnier de la haute-couture qu’est Jacques Doucet. La collection d’un couturier est évidemment particulière. Chaque objet d’art y a été choisi pour lui-même et mis en scène dans des décors qui tâchaient d’en révéler la modernité. Nous parlons d’un Bouddha peint sur soie au XIIe siècle comme de la magnifique Blouse rose de Modigliani de 1919. Si c’est une grande amplitude, tout autant spatiale que temporelle, que cette collection couvre, elle ne cherche aucune forme d’exhaustivité. C’est après le mouvement de chacune de ces œuvres que Jacques Doucet en avait, et c’est ce que nous avons choisi de partager avec le public qui nous rend visite. J’espère que le parcours du Musée Angladon – Collection Jacques Doucet que nous vous proposons vous apportera réconfort, interrogation et plaisir si nécessaires à nos modes de vie contemporains.

Ce Musée mérite d’être vu et revu. Je vous en souhaite la meilleure des redécouvertes.

Lauren Laz, 22 février 2016

Découvrez nos ateliers adultes

Le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet lance un programme d’ateliers adultes. Proposés et animés par Alexandra Siffredi, notre médiatrice culturelle, nous répondons à de nombreuses demandes d’organiser des séances de reflexions, de partage autour des oeuvres du Musée, des arts et de pratiques artistiques.

Des séances approfondies les vendredis, de 14h à 17h, orientées sur la pratique ou des séances plus courtes les jeudis, de 17h à 18h30, d’échanges et de découvertes autour de la Collection Jacques Doucet.

5 ateliers du vendredi sont ainsi programmés :

-26 février 2016 « Espaces et modelés »
-25 mars 2016 « Dessin. Du choix de la ligne à la suggestion »
-29 avril 2016 « Art, poésie et personnalités artistiques »
-27 mai 2016 « Portrait. De la ressemblance à l’évocation »
-24 juin 2016 « Paysage et jeux des couleurs. Valeurs, angles de vue et motifs »

Tarif abonnement de 100€ pour les 5 ateliers du vendredi, ou 30€ la séance

4 rencontres du jeudi :

-17 mars 2016 « Au 16e siècle, l’art et le portrait »
-21 avril 2016 « Le 18e siècle vu depuis le salon »
-19 mai 2016 « La modernité: représenter son temps, parcours d’artistes, des impressionnistes aux cubistes »
-16 juin 2016 « Retour aux formes: Cézanne, Picasso; voir, peindre, concevoir, construire »

Tarif abonnement de 60€ pour les 4 rencontres du jeudi, ou 20€ la séance