Nous avons eu le bonheur d’accueillir la lecture, puis l’interprétation vibrante, de la comédienne Jeanne Heuclin ce mardi 24 mars dans la bibliothèque du Musée Angladon au 1 er étage.
Le Printemps des poètes célèbre l’élan vital de la liberté, une force qui traverse les mots et les œuvres. Jeanne Heuclin a partagé une lecture du poème « Le médecin de Villeneuve » de Louis Aragon, évoquant la résistance et l’espoir durant des temps troublés.
Parmi les êtres de papier et la riche collection de recueils conservés par le couple d’artistes donateurs du Musée, Jean Angladon et Paulette Martin, il nous est rappelé à quel point furent précieux ces élans sous la France occupée. La liberté, pour se déployer et s’exprimer, devait recourir à des forces vives. En plus des zones libres et des espaces abrités en bastions de résistance, des lieux matériels et éditoriaux ont permis à la création de s’épanouir.
Ainsi, l’espace rendu libre fut celui d’une maison à Villeneuve-lez-Avignon, puis, grâce au soutien éditorial de Pierre Seghers, le premier projet éditorial, l’édition de la Tour, vit le jour.
Ont suivi les tirages de la revue Poètes casqués en 1940, Ces mots ont permis de faire connaître des poètes et artistes dont Jean Angladon, qui, au travers d’un formidable travail de gravure, a mis en valeur les riches enseignements de Jules Germain, son professeur aux Beaux-Arts d’Avignon qui se trouvait alors enrôlé au Génie d’Avignon.
Ont suivi les éditions des revues de 1941à 1945, Poésie 41, Poésie 42, Poésie 43, Poésie 44, Poésie 45. Ces recueils ont révélé le souffle de jeunes poètes souvent inconnus, et d’autres membres actifs de la création artistique de l’entre-deux guerres, parfois associés aux écrivains de Jacques doucet. Parmi eux : Louis Aragon et Elsa Triolet, qui trouvèrent refuge à Villeneuve-lez-Avignon pendant ces périodes de la deuxième guerre mondiale.


